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L’Ifsttar s’installe à Marne-la-Vallée.
03-05-13
Nouvelle implantation du siège de l'Ifsttar
L’organisme né de la fusion du LCPC et de l’INRETS investit ses nouveaux locaux. Un bâtiment situé à cinq minutes du RER A.
Cinq étages, une conception « basse consommation », une toiture végétalisée, de vastes laboratoires, de nombreuses salles de réunion, un amphithéâtre, un restaurant et même une salle de sport. Le nouveau siège de l’Ifsttar dont la construction vient d’être achevée après deux ans de travaux, à cinq minutes à peine de la station RER « Noisy-Champ » de Marne-la-Vallée se veut à l’image de l’institution qu’il abrite : résolument moderne.
Conçu pour accueillir 500 des 1 260 membres de l’Ifsttar ainsi que des personnels venant d’autres laboratoires du PRES (Pôle de recherche et d’enseignement supérieur) « Paris-Est », du SETRA (Service d'études sur les transports, les routes et leurs aménagements) ou du CSTB (Centre Scientifique et Technique du Bâtiment), ce bâtiment baptisé « Bienvenüe », du nom du constructeur du métro parisien, ne sera pas officiellement inauguré avant la fin du printemps, car il reste à équiper quelques laboratoires très importants. Mais, constate avec satisfaction Henri Van Damme, le directeur scientifique de l’Ifsttar, « il est déjà largement opérationnel. » Le déménagement des équipes est presque achevé. Les cartons en grande partie vidés. Et on y trouve dès à présent une quinzaine de laboratoires appartenant aux cinq départements de l’Institut lesquels se retrouvent tous largement représentés exception faite de celui de la « Santé et sécurité dans les transports » dont l’activité continuera à être concentrée sur Lyon et le Sud-est.
En se choisissant un nouveau siège, l’Ifsttar ne cherche pas seulement à se doter de locaux neufs. Il entend également concrétiser la fusion administrative qui fut à l’origine de sa création voici deux ans. Pour la première fois en effet, la totalité des anciennes équipes du LCPC et de l’INRETS de la région Île-de-France, ou presque, vont être rassemblées au même endroit. Seules les équipes utilisant les pistes d’essais situées dans l’ouest parisien ne rejoindront pas Marne-la-Vallée.
Outre le fait de favoriser les synergies et les contacts, ce rapprochement permettra aussi un accès à certains équipements phare. Les chercheurs disposeront, en effet, d’une dalle d’essais mécaniques très performante dédiée à l’étude d’éléments de structure de grande taille en béton, à l’intérieur du bâtiment « Bienvenüe » et d’une « mini-ville » en environnement climatique contrôlé, sur le site principal du CSTB tout proche, pour tester une nouvelle génération de capteurs et de systèmes d’information urbains.
Surtout, explique Henri Van Damme, « le choix du site marque la volonté de rapprocher l’Ifsttar du monde académique et de l’intégrer au pôle Ville, Environnement et de leurs Ingénieries du PRES Paris-Est. » Ce pôle regroupe en effet aujourd’hui, en plus des deux composantes universitaires (Marne-la-Vallée et Créteil) du PRES, des écoles aussi prestigieuses que l’École Nationale des Ponts et Chaussées, l’École Nationale des Sciences Géographiques, ou encore l’ESIEE-Paris, deux écoles d’architecture (Paris-Belleville et Paris-Malaquais), le CSTB et l’Institut National de l’Audiovisuel. De quoi ouvrir bien des perspectives en matière de coopérations. Celles-ci ont d’ailleurs déjà commencé. l’Ifsttar est engagé dans deux laboratoires mixtes et deux autres sont en chantier. De plus, il joue un rôle actif dans de multiples structures où se retrouvent les acteurs industriels, académiques et institutionnels locaux. Comme le pôle de compétitivité « ADVANCITY » consacré à la ville durable et aux écotechnologies urbaines. Ou « Efficacity », un IEED (Institut d’excellence sur les énergies décarbonées) fondé en mars dernier afin de favoriser la recherche sur l’efficacité énergétique dans les villes.








