Viaduc Morandi : l’Ifsttar au micro des journalistes

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© Wikimedia commons / Michele Ferraris / CC BY-SA 4.0

Cet été, les équipes du département Matériaux et Structures de l’Institut ont reçu de nombreuses demandes d'interview afin d'évoquer un sujet sensible : l'effondrement du viaduc Morandi en Italie. Retour sur leurs interventions expertes.

Il est 11h36 ce mardi 14 août 2018 lorsque la catastrophe se produit : une section du viaduc Morandi à Gênes s’effondre, causant la mort de 43 personnes. Dès 16h, les premiers journalistes des chaînes d’information en continu (LCI, BFM et CNews) contactent le département Matériaux et Structures (MAST) de l’Ifsttar. Les chercheurs et la direction de l’Institut se coordonnent alors pour déterminer la marche à suivre auprès des médias : « Nous avons convenu que nos experts s’exprimeraient uniquement sur les questions techniques : qu’est-ce qu’un pont ? De quoi est-il constitué ? Qu’est-ce que le matériau béton ? Comment vieillit-il ? De quelle manière l’ausculte-t-on ? Y a-t-il des ponts de type Morandi en France ? » détaille Jean-Bernard Kovarik, directeur général adjoint de l'Ifsttar. Autre consigne : ne pas répondre aux questions touchant à la stratégie de gestion ou qui apparaîtraient comme susceptibles de polémiques comme, par exemple, l’état des infrastructures françaises - du ressort des directions interdépartementales des routes et des collectivités territoriales -, le financement de leur entretien ou encore les responsabilités de l’accident. « Des questions tout à fait légitimes mais nous n’avons pas l’expertise pour y répondre » précise le directeur adjoint.

« Apporter des réponses sur des problématiques complexes dans un langage accessible »

L’AFP, Le Monde, TF1, Sciences et avenir, France culture, France inter, RFI, Arte, France 24… Jusqu’à la fin du mois d’août, les sollicitations des médias, grand public ou spécialisés, afflueront (cf. encadré). « Nos chercheurs ont su apporter des réponses sur des problématiques complexes dans un langage accessible, sans jargon, et rester dans leur champ de compétence face aux questions sur l'état des routes françaises ou les causes de l'accident. Ils ont par exemple très bien expliqué les principes de prévention et de surveillance des ponts en France ou pourquoi l'état des câbles de précontrainte du pont Morandi était un point très sensible, se réjouit Jean-Bernard Kovarik. Tous ont fait preuve d'un vrai sens du service public. »

Ce mercredi 26 septembre, le ministère des Transports a par ailleurs publié une liste détaillant l’état d’environ 160 grands ponts du réseau routier français. Mise à disposition de tous, elle a aussitôt été relayée par les médias qui ont évoqué « 23 ouvrages d’art nécessitant des travaux ». Dans ce cadre, les chercheurs et les ingénieurs de l’Ifsttar et du Cerema vont maintenant jouer leur rôle d’experts scientifiques et techniques dans l’entretien et la surveillance des ouvrages d’art auprès des directions interdépartementales des routes et des collectivités territoriales. Ils se tiennent aussi prêts à répondre aux nouvelles questions que le public peut se poser.

 

 

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