Résultats 2013 des ORSI, GERI, R2I

ORSI EPEES : le site internet OFRIR 2

Ifsttar - Cerema

L’utilisation de matériaux alternatifs en techniques routières est une pratique ancienne, ayant notamment émergé dans des régions industrialisées entre 1945 et 1973. Elle permettait de concilier une production importante de résidus de production aux caractéristiques mécaniques intéressantes (laitiers, cendres volantes, etc.) et une réponse au besoin croissant en infrastructures de transport. Ainsi, les connaissances sur les caractéristiques et les domaines d’emploi de ces matériaux se sont progressivement accrues, jusqu’à la définition à partir des années 1980 de normes et de guides encadrant leur usage. Plus récemment, les caractéristiques environnementales ont commencé à être investiguées à la faveur de la prise de conscience sociétale sur ce sujet.

Toutefois, on constate toujours certaines réticences à utiliser ces matériaux alternatifs, généralement dû à une méconnaissance de leurs propriétés et domaines d’emploi.

Depuis 2003, l’observatoire OFRIR (Observatoire Français des Ressources pour les InfrastRuctures) met à disposition des acteurs nationaux de la route un état de l’art des connaissances sur l’usage de matériaux recyclés ou locaux ainsi qu’un retour d’expérience de leurs usages.

En 2013 le site OFRIR2 évolue avec une mise à niveau des connaissances techniques et du cadre normatif existant, l’ajout de nouveaux matériaux et une meilleure ergonomie. De plus, un volet Analyse de Cycle de Vie apporte des connaissances environnementales plus globales, permettant la mise en perspective de différents choix techniques de matériaux/ressources pour la construction ou l’entretien des infrastructures. Enfin, une entrée géographique permet d’alimenter le site avec différents retours d’expérience liés à des sites de production de matériaux ou à des chantiers.

Démonstrateur de tambour sécheur pour la mesure de l’absorption d’eau d’un sable naturel ou recyclé avec fines (IFSTTAR/CEREMA)

 

Illustration : Page d'accueil du site internet OFRIR 2

ORSI GEODEPOLL

Ifsttar - Cerema

La politique de lutte contre la pollution de l’eau est la plus ancienne des politiques environnementales. Plus récemment, la Directive Cadre sur l’Eau (DCE) du 23 octobre 2000, transcrite en droit français par la loi du 21 avril 2004, a réorganisé la politique de l’eau avec pour objectif la protection à long terme de l’environnement aquatique et des ressources en eau. Elle fixe des objectifs pour la préservation et la restauration de l’état des eaux superficielles (eaux douces et eaux côtières) et pour les eaux souterraines. L’objectif général est d’atteindre à l’horizon 2015 le bon état des différents milieux. L’arrêté ministériel du 8 juillet 2010 fixe la liste des substances prioritaires et le calendrier de réduction des émissions à l’article R 512-9 du Code de l’Environnement. Par conséquent, les rejets, émissions et pertes de ces substances dangereuses prioritaires, dans les eaux, doivent être progressivement supprimés. Ainsi, dans le cadre de l’assainissement routier un certain nombre de substances sont désormais à considérer pour répondre à ces nouvelles exigences.

L’assainissement routier mais aussi, la gestion des eaux et exhaures de chantier, pour la réalisation de l’infrastructure routière doivent donc pouvoir répondre à ces nouvelles exigences, notamment dans les zones sensibles.

Le projet d’ORSI Géosynthétiques dépolluants : alternative aux dispositifs d’assainissement d’infrastructures (Géodépoll) avait pour objectif l’étude de la faisabilité et l’évaluation d’un nouveau concept de gestion des eaux le long des infrastructures linéaires (routières, ferroviaires, aéroportuaires) et plus largement sur les chantiers de construction. N’ayant duré que deux ans, il a produit un état des lieux des différentes questions liées à l’assainissement routier.