Livrables finalisés en 2013

Analyse de l’articulation multi-échelles entre urbanisme et transport à travers la mise en place des contrats de développement territorial (CDT)

Les contrats de développement territorial (CDT) ont été instaurés par la loi du 3 juin 2010 relative au Grand Paris, dans le but de favoriser la construction de logements et l’accueil d’activités prioritairement dans les zones desservies par le futur métro. L’étude de ces dispositifs, par le biais de treize entretiens semi-directifs réalisés entre décembre 2011 et avril 2013 auprès de vingt acteurs impliqués dans l’élaboration de deux CDT, a permis d’appréhender l’évolution des modes d’action publique locale dans un contexte où s’affrontent des visions divergentes du développement urbain durable.

Cet instrument d’action publique se caractérise par son caractère hybride, à la fois normatif et négocié, ce qui soumet sa mise en œuvre et son contenu à plusieurs incertitudes dans le contexte politique tendu qui a caractérisé la période précédant le vote de la loi d’aménagement du Grand Paris. Marginalisés dans le processus d’élaboration, la Région et les départements ne peuvent exercer leur rôle de péréquation, seul contrepoids à l’émergence potentielle d’une nouvelle géographie prioritaire excluant les espaces à l’écart du réseau du Grand Paris Express. D’autre part, dans le contexte organisationnel actuel de la région Ile-de-France, fortement morcelé, l’existence d’une vision stratégique portée conjointement par les services de l’État et par la Région est attendue par de nombreux interlocuteurs locaux. Or, certains d’entre eux expriment le sentiment que l’État n’a pas les moyens de son retour en force, comme en témoigne le tâtonnement de ses services entre l’exercice d’un contrôle d’opportunité – dont les acteurs locaux contestent par ailleurs la légitimité – et l’exercice d’un pur contrôle de conformité.

Au-delà des incertitudes et des tensions qui caractérisent leur mise en place, la contribution potentielle des CDT à la gouvernance territoriale peut être envisagée sous deux angles complémentaires. D’une part, ils ouvrent une discussion collective sur la mise en œuvre d’objectifs en matière d’aménagement, de logement et de développement économique, ce qui produit des effets en termes de territorialisation des politiques publiques et de coordination intersectorielle et interterritoriale. D’autre part, les représentants des services communautaires des deux EPCI[1] impliqués voient dans les CDT une occasion d’accélérer les réflexions intercommunales en cours.

 


[1] Les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) sont des regroupements de communes ayant pour objet l'élaboration de « projets communs de développement au sein de périmètres de solidarité.

Analyse des conditions de réappropriation des voies maritimes, fluviales et ferroviaires à des fins logistiques (copie 1)

Le livrable consiste en la publication d’un ouvrage de synthèse avec un mini-atlas thématique, rendant compte de trois ans de recherche sur le thème de la logistique fluviale dans les métropoles. Il  s’intéresse au potentiel portuaire dans quatre métropoles fluviales : Paris, Lyon, Lille et Strasbourg. Il s’agit d’une réflexion permettant d’analyser l’insertion des ports dans les trafics à différentes échelles territoriales et de comprendre la compétitivité des chaînes de transport fluviales dans la perspective de leur insertion fonctionnelle dans leurs aires urbaines et la compréhension des caractéristiques des principales filières (BTP, conteneurs et déchets).

L’analyse replace aussi les ports dans la perspective d’une logistique à la fois urbaine et métropolitaine par leur rôle croissant de porte d’entrée des échanges mondialisés. Elle porte une attention particulière aux modalités de gouvernance port/ville/fleuve à travers les projets d’aménagement en inscrivant l’ensemble dans une démarche de développement durable. Enfin, les pratiques françaises ont été évaluées à l’aune de comparaisons internationales (Belgique, Suisse, Allemagne, Pays-Bas).

Qualification de l’impact de la météorologie sur le trafic

Ce livrable constitue un état de l’art sur les effets de conditions météorologiques dégradées sur les opérations de trafic.

Il est structuré en trois principaux chapitres qui traitent des thèmes suivants :

- Effets des conditions météorologiques dégradées sur le comportement des conducteurs et les opérations de trafic : de mauvaises conditions météorologiques dégradent l’état de la chaussée et les conditions de sécurité. Les conducteurs changent ainsi leurs comportements (vitesses, inter-distances) dans des proportions qu’il convient de quantifier. - Les effets au niveau du comportement individuel, dit microscopique, se reflètent ensuite à des niveaux plus agrégés, dits méso- ou macroscopiques, avec des effets sur la capacité, la vitesse ou la densité. L’objectif de ce chapitre est de recenser les différents travaux existants pour chacun de ces niveaux d’analyse.

- Effets de la pluie sur la sécurité : ce chapitre contient une méta-analyse des différentes études mentionnant le sur-risque d’accident en cas de météorologie dégradée et, de façon générale, l’impact de la météorologie sur la sécurité des conducteurs.

- Enfin, l’impact de la météorologie dégradée sur la demande de déplacement : ce chapitre synthétise les travaux réalisés sur la question délicate de l’impact de la météorologie sur la demande de déplacement.