Contrats de recherche : une riche année 2017 pour l’Ifsttar

Développer ses ressources propres, privilégier des contrats générant des marges et accroître les relations avec le monde industriel : l’Ifsttar a atteint les trois principaux objectifs qu’il s’était fixé dans le cadre de ses contrats de recherche. Bilan commenté par Philippe Touzé, responsable des affaires contractuelles de l’Institut.

« Avec 163 contrats notifiés pour un montant cumulé de 18,1 millions d’euros, 2017 a été marquée par une augmentation de nos contrats de recherche en quantité comme en qualité » se réjouit Philippe Touzé, responsable du service des affaires contractuelles de l’Ifsttar. Ces résultats traduisent en effet une progression de 6,5 millions d’euros des ressources propres de l’Institut par rapport à 2013. Les raisons de cette croissance ? « Une grande mobilisation des équipes pour répondre aux appels à projet et davantage d'ouverture vers les marchés extérieurs, estime Philippe Touzé. Avec des chercheurs motivés et des projets ambitieux, le terreau a été favorable. » L'Ifsttar compte à ce jour environ 400 contrats en cours dont 16 bénéficient d’un soutien financier supérieur à 200 000 euros. Parmi eux : le projet I-street, lauréat de l’appel à projet « Route du futur ». Financé à hauteur de 3,7 millions d’euros par l’ADEME, ce programme associe l’Institut à de grands partenaires tels que le groupe Eiffage, OLIKROM et TOTAL. Autre succès à souligner : l'accord de financement de 9,3 millions d'euros par les collectivités lyonnaises dans le cadre du projet Transpolis, ville laboratoire de la mobilité urbaine connectée.

Dans le détail, les contrats conclus avec des Régions, des ministères ou l’Agence Nationale de la Recherche dans le cadre de programmes européens par exemple (H2020) représentent 42% des contrats notifiés en 2017 et 77% des montants cumulés, soit près de 14 millions d’euros, contre 9,2 millions en 2016. D’un montant moyen de 44 000 euros, les contrats de recherche établis avec les industriels et les entreprises privées ou les écoles affichent eux aussi une nette croissance, en particulier les contrats d’accompagnement CIFRE (Convention industrielle de formation par la recherche). Leur montant a augmenté de 40% depuis 2013. « Nous sommes de plus en plus ouverts aux financements extérieurs, une sorte de tabou a été levé » estime Philippe Touzé. En 2017, l’Institut a ainsi renforcé ses collaborations avec la SNCF, Toyota, Altsom, le groupe Energie (ANDRA, Areva, IRSN et CEA), etc. Comment se porte le carnet de commandes 2018 ? « Les perspectives sont bonnes, nous sommes dans le même élan, notamment grâce à un gros contrat en cours avec la Société du Grand Paris dans le cadre de la construction de tunnels de métro » confie Philippe Touzé.

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