Le Haut Comité du système de transport ferroviaire est sur les rails

Cette nouvelle instance d’information et de concertation s’est réunie pour la première fois en septembre 2016 pour examiner le rapport stratégique d’orientation qui décrit les grands axes de travail du système ferroviaire français. Marion Berbineau, adjointe au directeur du département Composants et systèmes (Cosys) en fait partie.

Le Haut Comité du système de transport ferroviaire est chargé de conseiller le Gouvernement et le Parlement. Créé dans le cadre de la réforme ferroviaire d’août 2014, il comporte 37 membres : des parlementaires, des représentants des principaux acteurs du système ferroviaire national (régions, gestionnaires d’infrastructures, opérateurs ferroviaires, syndicats de transport), mais aussi grands ports maritimes, voyageurs, associations de protection de l’environnement... « J’ai été nommée en raison de mes connaissances du système de transport ferroviaire, au même titre que Mireille Faugère, conseillère à la Cour des comptes, et André Marcon, président de CCI France (Chambre de commerce et d’industrie), précise Marion Berbineau, directrice de recherche, chargée depuis le premier janvier 2017 de la coordination de la recherche ferroviaire au sein de l’Ifsttar. Depuis plus de 25 ans, mes travaux de recherche portent notamment sur les systèmes de télécommunication sans fil et les systèmes de localisation par satellite, briques technologiques des systèmes de contrôle-commande utilisés dans le système ferroviaire pour le positionnement, la localisation et l’avancement des trains. »

Chargé d’éclairer le Gouvernement et le Parlement sur la situation du système ferroviaire national et ses évolutions envisagées ou prévisibles, le Haut Comité s’est réuni pour la première fois le 14 septembre 2016 pour donner un avis sur le rapport stratégique d’orientation. Ce document d’une trentaine de pages, accompagné de l’avis du Haut Comité, est étudié par les commissions du développement durable et de l’aménagement du territoire de l’Assemblée nationale et du Sénat. Il doit permettre de préparer les négociations entre l’État et les établissements du nouveau groupe public ferroviaire. Cinq grandes priorités y sont fixées par l’État : la sécurité ferroviaire, l’aménagement équilibré du territoire, l’amélioration de la qualité de service, la compétitivité avec un cadre social rénové, la maîtrise de l’endettement. « Pour ma part, explique Marion Berbineau, j’ai souligné le rôle stratégique de la recherche et de l’innovation pour améliorer fiabilité, disponibilité, sécurité et sûreté du système de transport ferroviaire. Ces aspects méritent d’apparaître dans les prochains programmes de l’ANR (Agence nationale de la recherche), tout comme des recherches en sciences sociales et humaines, en complément des recherches technologiques. »

Fiche personnelle de Marion Berbineau

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