L'Ifsttar franchit le cap des 500 docteurs !

Fin 2016, l'Institut a passé la barre symbolique des 500 doctorants ayant préparé puis soutenu leur thèse entre ses murs depuis sa création début 2011. Un résultat qui témoigne d'un véritable effort en termes de formation des scientifiques.

Entre le 1er janvier 2011 et le 31 décembre 2016, 159 jeunes femmes et 341 jeunes hommes ont préparé puis soutenu leur thèse à l'Ifsttar, dont 271 directement financés par l'Institut sur subvention ou contrat de recherche. « Sur les quatre promotions qui se sont succédé jusqu'en 2016, 69 % sont devenus docteurs en seulement 40 mois, 91 % en moins de 49 mois et aucun en plus de six ans, des statistiques bien meilleures que pour l'ensemble des doctorants en France (chiffres respectivement de 40 %, 50 % et 11 %) », indique Jean-Luc Clément, directeur scientifique délégué aux emplois scientifiques temporaires et à la politique doctorale à l'Ifsttar.

Côté production scientifique, chacun de ces 500 docteurs a contribué en moyenne à deux publications dans des revues internationales à comité de lecture et à deux conférences internationales. À l'issue de leur thèse, 97 % ont accepté de donner des informations sur ce qu'ils sont devenus et permis à l’Ifsttar de les utiliser. « Là aussi, les chiffres sont flatteurs. Ce score est même exceptionnel, se félicite Jean-Luc Clément. À titre de comparaison, il tourne plutôt autour des 60 % en France et la meilleure université ne dépasse pas les 89 %. C'est le fruit d'une réelle stratégie collective pour un recrutement et un suivi de qualité de nos doctorants. »

Justement, que sont-ils devenus ? Aujourd'hui, seuls treize sont en poste à l'Ifsttar. Car à la fin 2016, 67 % avaient trouvé un emploi ailleurs à durée indéterminée (CDI dans le privé ou fonctionnaire) et 22 % un emploi à durée déterminée (majoritairement de post-doctorant). « De nombreux docteurs ayant soutenu en fin d'année 2016 ont déjà trouvé un emploi, lance Jean-Luc Clément. Et leur taux de chômage à 5 ans n'est que de 2 % contre 14 % au niveau national. Tous ces chiffres révèlent que l'Ifsttar assure bien une de ses principales missions : la formation à et par la recherche... avec des docteurs qui trouvent ensuite un travail dans leur domaine d'expertise. » Dans un rapport rendu public fin février 2017, l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) conseillait de « ne pas accroître le nombre de doctorants formés sans réflexion préalable sur leur insertion future dans le monde du travail »... À l'Ifsttar, ce conseil est suivi depuis longtemps.

En ce début 2017, l'Institut ne compte pas s'arrêter en si bon chemin. « Aujourd'hui, l'Ifsttar compte 294 chercheurs et 187 doctorants dont 116 sont employés par l'Institut », indique Jean-Luc Clément. Autrement dit, il y a à l'Ifsttar près d'une thèse financée pour trois chercheurs ; à titre de comparaison, ce ratio n'est que d'environ un sur sept au CNRS (données 2015). Chaque année, l'Ifsttar investit ainsi près de 2,5 millions d'euros pour le financement de thèses ; un effort budgétaire non négligeable. « Et pour 2017, nous maintenons le rythme avec d’ores et déjà 25 contrats doctoraux sur subvention et potentiellement sept thèses sur contrat qui démarreront en fin d'année », conclut Jean-Luc Clément.

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