Le véhicule autonome : le nouveau casse-tête de la sécurité routière

La prochaine édition des Entretiens Jacques Cartier se tiendra au Cerema à Bron, les 22 et 23 novembre 2016. Chercheurs, industriels, pouvoirs publics, assureurs, associations y présenteront leurs travaux et leurs points de vue sur les épineuses questions de sécurité routière que pose l’automatisation de la conduite.

Le véhicule autonome, promis par certains dès 2021, est une des stars du Mondial de l’automobile 2016. Véritable révolution, à terme, en matière de mobilité, il ne laisse pas indifférent, faisant rêver les uns de routes plus sûres, attisant les peurs des autres. Outre les problèmes purement techniques que posent les divers systèmes d’aide à la conduite, l’évolution de nos véhicules actuels, assistés par des régulateurs de vitesse, aide au stationnement, radars, jusqu’à des véhicules totalement automatisés, pose de nombreuses questions sociétales, éthiques et juridiques.

Des questions de choix de conduite en situation d’urgence (foncer dans un arbre et risquer la vie des passagers ou éviter un piéton), de responsabilité en cas d’accident, de perte de compétence des conducteurs, de sécurité variable selon les routes adaptées ou non à la conduite automatisée, d’accessibilité pour tous à ces véhicules mieux équipés, forcément plus chers. Autant de sujets pointus pour lesquels les réponses des chercheurs et des industriels sont encore lacunaires.

Accompagner les politiques de sécurité routière

D’où l’intérêt de ce colloque, organisé dans le cadre des 29e Entretiens Jacques Cartier, intitulé « Facteurs humains, technologies embarquées et numériques : quel rôle pour les politiques de sécurité routière ? ». Comme les précédentes éditions depuis quelques années, il est axé sur la sécurité routière avec des intervenants francophones (français, québécois, belges), marque de fabrique des Entretiens. Le colloque débutera par un état des lieux international. Une centaine de personnes sont attendues.

« C’est une très belle occasion de se rencontrer et d’entretenir des relations suivies autour de sujets communs », se félicite Dominique Mignot, directeur du département Transport Santé Sécurité de l’Ifsttar et membre du comité scientifique du colloque. Au cours des cinq sessions, l’Ifsttar présentera notamment ses travaux sur les nouveaux systèmes d’aide, sur les échanges de données entre véhicules ou avec l’infrastructure, par exemple pour anticiper un freinage ou détecter une limitation de vitesse, ou encore ses résultats sur des enregistreurs embarqués dans les véhicules ou sur smartphone dans le but d’identifier des points noirs de sécurité, comme des problèmes d’aménagement, de revêtement de chaussée ou de vitesse. « Comme d’habitude, nous en profiterons pour organiser une journée informelle d’échanges (le 21 novembre, sur le site de l’Ifsttar à Bron) avec les participants au colloque et des collègues de l’Ifsttar, afin de discuter plus précisément de nos travaux de recherche et, pourquoi pas, d’entamer des collaborations », ajoute Dominique Mignot.


En savoir +

Les entretiens Jacques Cartier :  Cette association lyonnaise pour le développement de partenariats et d’échanges scientifiques et culturels entre la région Rhône-Alpes et le Québec organise depuis 1987 des colloques sur des sujets de société. Ils ont lieu alternativement en région lyonnaise et au Québec. Le colloque « Sécurité routière » associe également la Belgique.

Le CEREMA : Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement.