Une nouvelle feuille de route pour 2017-2021

Le 2 février dernier, l'Ifsttar et ses deux ministères de tutelles ont officiellement signé le Contrat d'objectifs et de performance pour les cinq ans à venir. Ce nouveau Cop confirme les grandes orientations de l'Institut et affine ses objectifs face aux nouveaux défis numériques, écologiques, énergétiques et climatiques.

Le Contrat d'objectifs et de performance (Cop) 2017-2021 – le second depuis la création de l'Ifsttar en 2011 – recense les orientations stratégiques et les points concrets sur lesquels l'Institut et ses deux ministères de tutelle1 s'engagent pour les cinq prochaines années, en détaillant les objectifs. Le premier Cop avait couvert la période 2013-2016 et généré plus de 1 700 articles publiés dans des revues internationales à comité de lecture, 360 thèses soutenues et plus de 26 000 heures d’enseignement. « Ce deuxième contrat a été élaboré de façon concertée avec les différentes directions générales de nos ministères de tutelle, l'ensemble des personnels de nos six sites en France et quelques partenaires extérieurs », tient à préciser Jean-Bernard Kovarik, directeur général adjoint de l’Ifsttar.

Alors que le premier Cop était structuré autour de quatre axes scientifiques avec une série d'actions concrètes en matière de management et de support, l’édition 2017-2021 est construite différemment. Elle structure maintenant l'activité de l'Ifsttar en cinq axes transversaux dont les trois premiers sont scientifiques : « Transporter efficacement et se déplacer en sécurité », « Améliorer l’efficience et la résilience des infrastructures » et « Aménager et protéger les territoires ». À cela s'ajoutent deux axes entièrement consacrés au management et aux fonctions de support : « Encourager et promouvoir l’excellence scientifique et le transfert technologique » et « Piloter l’Institut en responsabilité » pour veiller à la cohérence des choix scientifiques avec les thématiques prioritaires, et à l'équilibre financier de l’Institut compte tenu des tensions sur les dotations de l'État. Enfin, pour chacun de ces cinq axes, trois objectifs plus opérationnels sont fixés en déclinant les orientations stratégiques, soit quinze en tout. Bien sûr, durant tout le processus d'élaboration de ce deuxième Cop, ses auteurs ont recherché une parfaite cohérence avec le contenu de l'autre grand document de référence pour le pilotage de l'Institut – la « Stratégie scientifique à dix ans ».

« Ce nouveau Cop confirme les grandes orientations posées à la création de l'Ifsttar, et il affine les objectifs de l'Institut pour faire face aux transitions numérique, énergétique, écologique et climatique auxquelles nous sommes confrontés », précise Jean-Bernard Kovarik. Deux autres nouveautés sont à souligner. Tout d'abord le passage d’une cinquantaine à seulement quinze indicateurs chiffrés pour mesurer l'atteinte des objectifs ; et des indicateurs non plus binaires (objectif atteint/non atteint), mais interprétés dans des plages de valeurs cibles définies sur la durée du Cop. Autre nouveauté : l'organisation périodique de quatre ou cinq séminaires de transfert par an, au cours desquels l'Ifsttar échangera directement avec des porteurs de politiques publiques, des organismes du réseau scientifique du ministère en charge de l'Environnement, de l’Énergie et de la Mer, des laboratoires universitaires et des entreprises innovantes. « Pour l'heure, notre priorité est de lancer ces séminaires de transfert ainsi que diverses démarches phares pour améliorer l'efficacité de l'Institut : projets fédérateurs transversaux pour gagner en visibilité, mieux organiser notre offre d'expertise, ouvrir un chantier sur l'équité des parcours professionnels... ou bien encore limiter la paperasse pour plus de recherche ! » conclut un Jean-Bernard Kovarik enthousiaste.

 

1. Ministère de l'Environnement, de l'Énergie et de la Mer et ministère de l'Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.