Résumé :
La qualité des eaux de ruissellement d'un tronçon autoroutier de 275 m de longueur a été étudiée pendant un an, par échantillonnage d'une cinquantaine d'événements pluvieux. Une pollution chronique en matières en suspension, demande chimique en oxygène, hydrocarbures totaux et plomb a été mise en évidence. L'analyse de pollutogrammes montre l'existence d'un phénomène de premier flot peu accentué. Les charges de pollution annuelle déduites des mesures sont comparables aux valeurs antérieures, sauf la charge en plomb, qui paraît nettement diminuée du fait de la baisse de la teneur de cet additif dans les carburants. Une pollution saisonnière en chlorures, sulfates, matières en suspension et métaux lourds a été mise en évidence, en relation avec l'utilisation de sels de déneigement en hiver. Enfin, des corrélations ont été recherchées entre les charges de pollution rejetée par événement, les paramètres hydrologiques et la densité du trafic. Dans la plupart des cas, les données obtenues ne permettent pas d'établir de relation significative, en raison de la complexité des mécanismes d'accumulation et d'entraînement de la pollution.
Mots clés :
Pollution ; Eau ; Ruissellement ; Pluie ; Autoroute ; Chaussée(corps de) ; France ; Qualité ; Prélèvement ; Appareil de mesure ; Métal ; Lourd ; Analyse chimique

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Pour citer l'article :
LEGRET, M ; LE MARC, C ; DEMARE, D. Pollution des eaux de ruissellement de chaussées autoroutières : L'autoroute A11 près de Nantes. Bulletin des Laboratoires des Ponts et Chaussées n°211, 1997, pp 101-115