Résumé :
Diférentes méthodes d'auscultation géophysiques non destructives ont été testées sur un corps de digue (canal du Centre, France) où des fuites existent en pied de digue. Le canal est ici construit en profil mixte (déblai côté vallée et remblai côté coteau). Une étude géologique détaillé du secteur, préalable aux mesures géophysiques, indique que la structuration locale du site, composé de formations jurassiques carbonatées de plateforme assez fortement fracturées et organisées en lanières étroites pentée vers l'est, permet la présence d'une nappe de versant qui jouerait un rôle non négligeable dans l'apparition des fuites. De plus, le canal, dans le secteur d'étude, recouperait au moins deux failles. Des mesures de paramètres physiques sur des eaux en différents endroits (puits, drains, sources, pièzométres en forage dans le corps de digue, fuites en pied de digue), révèlent la présence de trois types d'eaux (eau du canal, eau de nappe, eau de mélange). Des prospections géophysiques ont été menées aussi bien sur le corps de digue (sismique réfraction, radio-magnétotellurique, radar) que sur le fond du canal traîné électrique aquatique de résistivité apparente) pour caractériser l'ensemble du secteur. Un appareil expérimental de traîné aquatique de potentiels électriques spontanés a également été testé. Une campagne de forges mécaniques a permis de caler l'ensemble des données. Les résultats indiquent une bonne adéquation ainsi qu'une bonne complémentarité entre les différentes techniques mises en oeuvre, de même qu'une extrême complexité du site d'étude. Enfin, ce travail confirme l'utilité des méthodes géophysiques pour le diagnostic des corps de digue en eau.
Mots clés :

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Pour citer l'article :
BIEVRE, G ; NORGEOT, C. Utilisation des méthodes géophysiques pour l'auscultation des digues en eau : Etude de cas sur le canal du Centre (France). Bulletin des Laboratoires des Ponts et Chaussées n°254, 2005, pp 85-107