Résumé :
La mesure de deflexion a conservé un rôle important dans les campagnes d'auscultation et de suvi des chaussées. Or, bien qu'ayant fait l'objet d'études multiples, la question de l'évolution de la déflexion sur les chaussées modernes reste ouverte. Cette question est abordée avec des moyens statistiques en utilisant les nombreuses observations recueillies sur ces chaussées depuis plus de dix ans. L'analyse porte sur une population de 1 680 sections dites souples, c'est-à-dire essentiellement à assise traitée au bitume. Elle permet d'abord de confirmer quelques propositions attendues sur des chaussées modernes correctement dimensionnées : la déflexion, plus importante en rive qu'en axe, dépend essentiellement du trafic et beaucoup moins du corps de chaussée. En revanche, elle montre que la déflexion décroît lentement avec le temps, cette tendance étant plus marquée sur les chaussées à trafic faible (T2, T3) que sur les chaussées à trafic fort (T0, T1). Au-delà des premières hypothèses qui peuvent être avancées pour expliquer ce constat, il faut sans doute recadrer l'usage de la déflexion sur les chaussées modernes.
Mots clés :

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Pour citer l'article :
LEPERT, P. Evolution de la déflexion observée sur les chaussées souples modernes. Bulletin des Laboratoires des Ponts et Chaussées n°265, 2006, pp 35-42