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GPMM

Contrat de recherche et développement GPMM (2015)

Le Grand Port Maritime de Marseille (GPMM) a souhaité, en engageant une étude sur les hinterlands à partir des données douane, apporter des éléments pour la compréhension d’une enquête véhicule réalisée en 2014 par Egis France-Alycesofreco. Cette dernière avait pour objectif l’analyse exhaustive des flux de marchandises qui transitent par le port de Marseille-Fos. Toutefois, dans un contexte de recours généralisé à des plates-formes logistiques, la connaissance des premier ou dernier maillons terrestres de la chaîne de transport ne suffit pas à elle seule à appréhender les marchés terrestres du port. Ceux-ci ne peuvent être connus qu’en prenant aussi en considération les lieux de première origine et de dernière destination des marchandises qui transitent par le port. Dans le but de les identifier, l’équipe AME-SPLOTT de l’IFSTTAR a été sollicitée par le GPMM pour réaliser un travail d’exploitation statistique des données de commerce extérieur. En étudiant les hinterlands dans le cadre plus large des chaînes de transport international, cette recherche a permis de mettre en relation, pour la première fois, la réorientation géographique du commerce extérieur de la France avec l’évolution des hinterlands des ports.

Méthode

Dans ce travail une large place a été accordée aux modèles statistiques agrégés. Dans un contexte marqué par la complexité des pratiques et des décisions des acteurs de la logistique et du transport maritime il était nécessaire de faire appel à des outils quantitatifs qui permettent de saisir les principales structures et tendances afin de rendre les comparaisons possibles entre une myriade d’études de cas. Une première étape du travail a été celle de la préparation et de la description de la base de données de commerce extérieur à différentes années entre 2008 et 2013. La deuxième étape a été celle de la modélisation des flux entre les ports et les départements à l’aide d’un modèle d’interactions spatiales de double contrainte.

Résultats majeurs du projet

Les limites des hinterlands observables en 2012 ressemblent beaucoup à ceux des années 1990 et 2000 qui avaient été analysés dans nos précédents travaux, hormis quelques changements à la marge. La réorientation du commerce extérieur de la France vers les économies émergentes d'Asie et vers la Turquie aurait profité principalement à Marseille-Fos, qui canalise une part importante de ces échanges.. Aussi les résultats d’un modèle d’interactions spatiales nous ont permis de montrer que la contrainte de la distance terrestre reste forte mais beaucoup moins que dans notre précédente étude. Cette conclusionconstitue un résultat  majeur. Il met en évidence un creusement des différences entre grands ports à conteneurs et les autres après la crise financière de 2008. Il est toutefois difficile d’établir un lien de cause à effet entre le choc économique et l’évolution à long terme des pratiques des grands armements conteneurisés qui vont dans le sens d’un agrandissement de la taille des navires et de réduction du nombre d’escales. Cet assouplissement de la contrainte de la distance est toutefois plus prononcé pour les produits manufacturés dont l’origine et la destination sont des grands marchés du conteneur comme l’Asie et l’Amérique. Ce résultat confirme le lien toujours fort entre les configurations des hinterlands et celles des forelands.

Contact : David GUERRERO


Contacts

Pour toute information supplémentaire, contactez :
splott-contact(at)ifsttar.fr