TS2LESCOTAxes de recherchePsychologie sociale, sociologie et inégalités Identifier les facteurs psycho-sociaux influençant l’activité de déplacement Afficher le menu principal

Identifier les facteurs psycho-sociaux influençant l’activité de déplacement

Le rôle important des représentations, des valeurs, des attitudes comme produit de la socialisation au risque orientent les perceptions de la situation et les prises de décisions et sont donc nécessaires à prendre en compte pour comprendre les besoins des usagers en termes de mobilité et d’apprentissage de la mobilité. Leur rôle important dans l’activité de déplacement, notamment comme facteurs explicatifs du rapport à la règle et aux infractions, nécessite de s’interroger sur la possibilité et les moyens de les évaluer et de les prendre en compte comme freins à la mobilité. Le genre et plus généralement la conformité des individus aux attentes sociales, peuvent ainsi être des éléments importants à prendre en compte, à la fois pour comprendre les freins à l’accès à la conduite et aux choix de modes, mais aussi les comportements en situation.


Par ailleurs, les interactions sociales sont une des caractéristiques de l’activité de déplacement qui fondent son caractère complexe et dynamique. Ces interactions sociales et notamment l’action de l’individu sur le comportement des autres usagers font partie des anticipations que celui-ci opère dans son analyse de la situation et affectent sa prise de décision. Cet élément est à considérer dans la réflexion sur le véhicule autonome actuellement en cours au Lescot : quel modèle de comportement doit être implémenté dans le véhicule autonome pour que ses comportements soient compréhensibles et prédictibles par les autres usagers des différents modes de déplacement ?

Dans une perspective de développement tout au long de la vie, une réflexion plus transversale pourra être mise en place sur les relations entre indépendance et autonomie du déplacement, susceptible de nourrir à la fois les recherches sur l’inclusion des personnes en situation de handicap ou âgées, la formation à la conduite et la réhabilitation du conducteur, mais aussi l’intégration progressive des véhicules autonomes dans le système de circulation routière.


Enfin dans ce même champ de recherche, les recherches sur l’usage du téléphone au volant se poursuivront et viseront à mieux comprendre les déterminants de ces pratiques. Chez les professionnels, qu’ils soient professionnels de la route ou professionnels mobiles, ces usages sont déclarés plus fréquents que chez ceux qui conduisent à titre privé. Mieux connaître la diversité de leurs besoins et de leurs motivations à utiliser le téléphone en fonction de leurs caractéristiques devrait permettre de mieux circonscrire les profils de ces conducteurs dont les formes de mobilités sont en pleine transformation.