TSICA

Téléphone et Système d’Information en Conduite Automobile

Objectifs :

Si les conséquences de l'usage du téléphone sur la conduite sont aujourd’hui bien connues, l’évolution extrêmement rapide de l’offre téléphonique génère des pratiques qui le sont beaucoup moins. L’étude TSICA, financée par la Fondation MAIF, a été réalisée par l’IFSTTAR pour les décrire et les quantifier. Cette étude a servi de base pour la mise en place d’un baromètre des usages du téléphone au volant administré une fois par an depuis 2017.

Coordination : IFSTTAR/TS2/LESCOT

Dates :

  • TSICA : 19 Décembre 2014 – 28 Février 2018
  • TSICA2 : 09 Juillet 2018 – 08 Juillet 2020

Financeurs du projet : Fondation MAIF

Implication du Laboratoire :

Tout d’abord, des focus groupes ont permis de recenser les usages, de les expliquer et de mieux comprendre ce que représente l’objet téléphone pour les conducteurs, comment et pourquoi il s’introduit dans les véhicules. Puis, une enquête en ligne a été administrée auprès de 3 189 personnes représentatives de la population française (méthode des quotas). Sur les 2 843 conducteurs issus de l’échantillon, 1 081 (39%) ont déclaré utiliser au moins de temps en temps leur téléphone en conduisant (Enquête 2016). Un baromètre des usages a été élaboré à partir de cette première enquête et administré en 2017 et 2018. Les résultats mettent en évidence un nombre de conducteurs utilisateurs du téléphone au volant qui ne cesse d’augmenter : 39% en 2016, 43% en 2017, 46% en 2018. Si les conversations sont parfois très longues, un usage plus sécuritaire du téléphone semble se confirmer année après année : près des ¾ des conducteurs qui conversent au volant le font aujourd’hui en mains-libres au moins de temps en temps. L’écoute et la dictée des messages concernent encore très peu de conducteurs : les ¾ des conducteurs lisent ou écrivent leurs messages la plupart du temps. L’âge est un facteur très important avec une fracture très nette à 45 ans. Le fait de parcourir beaucoup de kilomètres ou de conduire à titre professionnel est également déterminant de l’usage du téléphone. Notons toutefois que les grands rouleurs sont généralement mieux équipés (kits mains-libres intégrés) et ont une meilleure connaissance de leur téléphone, ce qui leur permet de l’utiliser de façon plus sécuritaire.

 

Personnes impliquées au LESCOT : Marie-Pierre Bruyas, Myriam Evennou, Hugues Julliand (CDD)

Lien : www.fondation-maif.fr