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BASECOGV

Financement PREDIT-ADEME (2014-2015)

BASECOGV est un projet de deux ans (2014-2015) qui réunit sur le thème des « retombées économiques indirectes des Lignes ferroviaires à Grande Vitesse (LGV) en France » des chercheurs de plusieurs institutions universitaires :

  • IFSTTAR (SPLOTT) : Corinne Blanquart, Guy Joignaux, Martin Koning, Françoise Bahoken et Michel Savy

Ce projet de recherche, financé par le GO6 du PREDIT (« Crise, évolution des modes de vie, mobilité et politiques de transport »), a trois objectifs principaux :

  • Estimer les retombées économiques indirectes générées par les LGV (créations/destructions d’emplois non liées aux chantiers) au travers de mécanismes reposant surtout sur des modifications de la demande locale
  • Regarder si ces retombées économiques indirectes sont homogènes entre les espaces urbains ou, au contraire, si elles dépendant des spécialisations territoriales
  • Mobiliser les résultats pour enrichir les analyses prospectives des territoires devant (ou non) être connectés au réseau de LGV dans le futur

Le projet BASECOGV comporte deux grands volets. Le premier volet consiste en une analyse empirique sur un panel d’unités urbaines françaises (231), certaines d’entre elles ayant été connectées au réseau LGV entre 1982 et 2010. En mobilisant la théorie de la base économique et les outils de l’économétrie spatiale, nous cherchons à estimer la propension marginale à consommer localement. L’intuition que nous souhaitons tester est liée aux modifications d’accessibilité qu’engendrent les LGV. Suite à l’arrivée d’une LGV il peut ainsi être plus facile d’aller consommer « ailleurs » une partie du revenu local. Cet effet, qui génère par le biais d’un effet multiplicateur des variations d’emplois, ne sera probablement pas le même selon que les villes sont à dominante « productive » (dont l’activité économique dépend surtout des exportations) ou à dominante « présentielle » (dont l’activité dépend de la présence des individus sur un territoire). Pour mener à bien ce travail, une vaste base de données socioéconomiques à été constituée. Par ailleurs, nous avons retracé l’évolution des réseaux de transport à grande vitesse (autoroutes, LGV et TGV) afin d’obtenir des matrices de temps de parcours entre les territoires, sur la période 1975-2010. 

Le second volet porte sur des monographies de 6 unités urbaines françaises. Ces monographies auront pour vocation première d’étudier qualitativement les phénomènes décrits ci-dessus, au travers notamment d’entretiens avec les personnes en charge du développement économique local et d’analyses statistiques. Ainsi, nous étudierons deux unités urbaines « productives » (une connectée au réseau LGV, l’autre non), deux unités urbaines « présentielles » et deux unités urbaines « intermédiaires » (appartenant à aucune des catégories précédentes).

Contact : Martin KONING